
1. Otosan, fabriquant des
automobiles Anadol
La firme turque Otosan, installée
à Istanbul en Turquie avec l'aide de la société
britannique Reliant, produisait depuis 1966 la FW5,
banale berline dotée d'une
caisse en matière synthétique. La désignation Anadol
fut choisit parmi une liste
de
plusieurs noms possibles, et correspond à un soldat de
la guerre d'indépen-
dance
turque. Ce nom commercial était utilisé pour l'ensemble
des automobiles
produites
par Otosan.
2. Un coupé pour diversifier
l'offre
Afin de
diversifier l'offre, il fut décidé d'étudier une
voiture à vocation spor-
tive.
Ainsi, en 1973 fut présentée la STC 16, dont le style
évoquait (en plus ma-
ladroit)
le coupé Datsun 240 Z. Son dessin était l'oeuvre de
Eralp Noyan.
La voiture était
équipée d'un moteur Ford Angleterre, d'une cylindrée
de 1599
cm3, développant
68 CV DIN. Grâce notamment à sa carrosserie en fibre de
verre, la voiture ne
pesait que 920 kg. Ce bon rapport poids/puissance lui
per-
mettait d'atteindre la
vitesse de 160 km/h. La STC mesurait 3.98 mètres de
long
et 1.28 mètre de haut.
A part une ou deux voitures peintes en rouge avec
des
bandes blanches pour des
expositions, les 176 exemplaires fabriqués en-
tre 1973 et
1975 étaient de couleur
jaune.
3. Un marché peu mature pour
accueillir la STC 16
Au cours des années
70, le contexte politique trouble en turquie et ses consé-
quences sur l'économie ne favorisaient guère le développement
et la commer-
cialisation
de ce type de voiture. Ainsi, la STC 16 fut la seule
voiture de sport
jamais produite
dans ce pays. Il en resterait une cinquantaine en vie. De
nos
jours, le marché turque
est monopolisé par des automobiles de grandes séries
construites localement par
de grands constructeurs.


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