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Fiat
1200/1300/1500/1600 Cabriolet
Fiat par Jean Michel Prillieux
Fiat
sur le site Caradisiac
1.
Un cabriolet pour contrer Alfa Romeo
Fiat
commercialisait depuis 1954 son Spider 1100 TV, devenu 1200 TV en 1957.
Sa carrière fut toujours très discrète, et le géant turinois souhaitait en cette
fin de décennie mieux s'imposer face
à l'Alfa Romeo Giulietta Spider dessinée
chez
Pininfarina.

Ci-dessus, la 1100 TV.
Ci-dessous, dans le même esprit, la Lancia Aurelia Spider

Fiat fit appel au même
designer en confiant à Pininfarina l'étude
de son nouveau
spider. Celui ci développa dans un premier temps une version 1200
cm3 à voca-
tion touristique. Le style du cabriolet Fiat
était définitivement débarrassé du
pare-brise panoramique
d'origine américaine qui marqua les années 50.

1958, Battista Pinin Farina salue Gianni
Agnelli. A sa droite, Vittorio Valetta,
directeur général de Fiat depuis 1927, et Sergio Pinin Farina, le fils de Battista.
2. Une mécanique conçue
chez Osca
L'intervention de Ernesto
Maserati auprès de l'ingénieur Dante Giacosa, res-
ponsable des services techniques de Fiat, allait quelque peu modifier les don-
nées de
départ. Le spider Fiat serait à la fois proposé en version 1200 et 1500,
cette
dernière ayant pour origine la petite firme Osca.
Le
1500 Osca était en effet le fruit d'un accord passé entre Dante Giacosa et
Ernesto Maserati, propriétaire de la petite firme Osca. Rappelons que les
frè-
res Maserati avaient vendu l'usine et la marque qui porte leur nom à la famille
Orsi en 1937. Depuis cette date, Osca vivait ou plutôt survivait à travers ses
activités en compétition, et en produisant en petite série des voitures de grand
tourisme très sophistiquées.
Ernesto Maserati sollicita Dante Giacosa en 1957 en lui proposant une collabo-
ration technique qui donna naissance au fameux moteur Osca du
cabriolet Fiat
1500.
Cette mécanique existait déjà chez Osca, il s'agissait juste de l'adapter
pour
un
usage plus " tourisme ".
La
1200 de 58 ch fut commercialisée à partir de 1959. Le public portait peu
d'attention à ce modèle sous motorisé. La 1500 Osca de 80 ch proposée à partir
de 1960 souffrait au contraire d'une mécanique trop complexe pour
un usage
régulier, elle supportait mal de fonctionner à bas régime et en milieu
urbain.

Fiat 1200 Cabriolet
A
partir de la fin de 1962, la 1200 cédait la place à un modèle 1500 de 72 ch à
la mécanique identique à celle des nouvelles berlines 1500. L'ancienne 1500 se
transformait en 1600 S en augmentant sa cylindrée et en proposant 90 ch. Ce
moteur moteur gagnait en souplesse pour répondre aux critiques portant sur la
première mécanique Osca.
3.
Le design classique et élégant de Pininfarina
Parallèlement survint la
principale modification
esthétique dans
l'histoire de ces
cabriolets. Ils adoptaient en effet
une calandre élargie qui
les faisaient ras-
sembler à la Peugeot 404 du même Pininfarina. Cela leur conférait une agressi-
vité
plus marquée que sur les premiers modèles. On retrouvait sur ces deux
voitures le même dessin des ailes arrières, des
flancs, du pare-brise et des
portes.


Un coupé fut présenté à la même époque, qui accompagna les cabriolets jusqu'à
la fin de leur carrière. Il ne rencontra toutefois pas le même succès que le
cabriolet.

La Fiat 1600 S Coupe

Gianni Agnelli, président de Fiat, et
Battista Pininfarina en 1963
4. Une carrière en demi
teinte pour une Fiat
A partir de 1966, le
nouveau cabriolet 124 Sport Spider remplaçait les 1500 et
1600 S. Il fut produit environ 43 000 cabriolet Fiat entre 1959 et 1966.
Ceux
ci n'ont jamais vraiment ébranlé la toute puissance des roadsters
britanniques
MG ou Triumph en Europe ou aux Etats Unis.




Peugeot 404
Cabriolet
Peugeot par Jean Michel Prillieux
Peugeot
sur le site Caradisiac :
Peugeot 404 Cabriolet
sur le site Caradisiac

1. Une collaboration déjà ancienne
avec Pininfarina
La collaboration entre le constructeur
français et le carrossier italien remontait
à 1951, lors de l'étude de la 403.
En parallèle à la berline née
en 1955, la 403 était produite dans une version ca-
briolet,
au compte goutte, dans l'usine Peugeot de la Garenne-Colombes. Moins
de 2000
cabriolets 403 virent le jour entre 1957 et 1961. La voiture, populari-
sée par le
célèbre inspecteur Colombo, était directement dérivée de la berline,
mais avec
deux portes et un toit en moins. Elle ne bénéficia pas de grande re-
cherche esthétique.

2. L'élégance du
nouveau cabriolet 404
Le cabriolet 404 qui
lui succédait fut
exposé au salon de Paris en octobre 1961,
à la fois sur les
stands Peugeot et Pininfarina. Il
arrivait sur le marché un peu
plus d'un an après la berline.
La
carrosserie était
totalement
différente de la version quatre portes dont elle
dérivait. Le style de ce
nouveau
cabriolet était sobre et
d'une rare finesse. La
presse fut unanime à saluer l'élégance de la nouvelle Peugeot. C'était elle la
ve-
dette de se salon de l'Automobile qui se tenait pour la dernière fois au Grand
Palais.
Les lignes de la 404 Cabriolet conjuguaient à
merveille un certain classicisme
afin
de ne pas effaroucher la clientèle fidèle de Sochaux, et une élégance toute
latine très en vogue alors. De subtiles rappels évoquaient la berline, tels la
ca-
landre ou le dessin des ailes.
L'amateur de belles automobiles ne pouvait
s'abstenir de comparer les traits
de la sochalienne avec ceux des cabriolets Fiat de la même époque. Pininfarina
était déjà passé maître dans l'art de dupliquer ses modèles à succès dans dif-
férentes marques, et cela n'était pas prêt de s'arrêter.

3. Un mode de production complexe et
coûteux
Pour ne pas faire exploser le prix de vente
de ce charmant cabriolet, Peugeot
utilisait de nombreuses pièces communes avec la berline, mais rien n'était visi-
ble
de l'extérieur. Cela n'empêchait pas le cabriolet d'être vendu presque
deux
fois le prix d'une berline.
Les soubassements étaient expédiés en Italie à
partir de Sochaux. Les ateliers
de Turin assemblaient la carrosserie et l'ensemble de la sellerie. Enfin, la voi-
ture repartait en France pour y être motorisée.
Au salon de Paris de 1962, un coupé directement dérivé du cabriolet
complétait
la
gamme. Il ne s'agissait en fait que d'un cabriolet sur lequel avait été
soudé un
pavillon.

4. Une mécanique éprouvée
Côté mécanique, Peugeot faisait dans le sérieux
avec un 4 cylindres maison de
1618 cm3, qui avait déjà fait ses preuves, puisqu'il était une lointaine émanation
du
moteur qui équipait la 203. L'injection fut disponible à partir d'avril 1962,
et
le client avait désormais le choix entre la version à carburateur ou
celle à injec-
tion. Les puissances proposées progressèrent durant la carrière
de la 404. Si
la première 404 à carburateur proposait 72 ch, la dernière version à injection
disposait de 96 ch.

Sans renter dans le détail, précisons que
les modifications esthétiques ou
d'aménagement intérieur furent réduites durant la carrière des coupés et
cabriolets 404.
5. Une réussite incontestée pour un
cabriolet Peugeot
La production fut de 10 393 cabriolet et 6
841 coupés de
1962 à 1968. On était
loin des chiffres modestes du cabriolet 403, mais les modèles qui allaient suc-
céder à la 404 en 1969, les coupés et cabriolets 504
allaient encore faire mieux
avec près de 24000 voitures produites.

La chaîne de finition dans les ateliers
Pininfarina de
Grugliasco. On y distingue les coupés
Peugeot 404, le cabriolet
Fiat et le spider Alfa Romeo.

Ce concept car Cadillac Starlight de 1959
était doté de lignes sobre et élancées.
Signées Pininfarina, son style évoquait les coupés Peugeot 404.
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