Peugeot 404 Coupé et Cabriolet

Peugeot sur le site Caradisiac

1. Une collaboration déjà ancienne avec Pininfarina

La collaboration entre le constructeur français et le carrossier italien remontait à 1951, lors de l'étude de la 403. En parallèle à la berline née en 1955, la 403 était produite dans une version cabriolet, au compte goutte, dans l'usine Peugeot de la Garenne Colombes. Moins de 2000 cabriolets 403 virent le jour entre 1957 et 1961. La voiture,  popularisée par le célèbre inspecteur Colombo, était directement dérivée de la berline, mais avec deux portes et un toit en moins. Elle ne bénéficia pas de grande recherche esthétique.

2. L'élégance du nouveau cabriolet 404

Le cabriolet 404 qui lui succédait fut exposé au salon de Paris en octobre 1961, à la fois sur les stands Peugeot et Pininfarina. Il arrivait sur le marché un peu plus d'un an après la berline. La carrosserie était totalement différente de la version quatre portes dont il dérivait. Le style de ce nouveau cabriolet était sobre et d'une rare finesse. La presse fut unanime à saluer l'élégance de la nouvelle Peugeot. C'était elle la vedette de se salon de l'Automobile qui se tenait pour la dernière fois au Grand Palais.

Les lignes de la 404 Cabriolet conjuguaient à merveille un certain classicisme afin de ne pas effaroucher la clientèle fidèle de Sochaux, et une élégance toute latine très en vogue alors. De subtiles rappels évoquaient la berline, tels la calandre ou le dessin des ailes.

L'amateur de belles automobiles ne pouvait s'abstenir de comparer les traits de la sochalienne avec ceux des cabriolets Fiat de la même époque. Pininfarina était déjà passé maître dans l'art de dupliquer ses modèles à succès dans différentes marques, et cela n'était pas prêt de s'arrêter.

3. Un mode de production complexe et coûteux

Pour ne pas faire exploser le prix de vente de ce charmant cabriolet, Peugeot utilisait de nombreuses pièces communes avec la berline, mais rien n'était visible de l'extérieur. Cela n'empêchait pas le cabriolet d'être vendu presque deux fois le prix d'une berline. Les soubassements étaient expédiés en Italie à partir de Sochaux. Les ateliers de Turin assemblaient la carrosserie et l'ensemble de la sellerie. Enfin, la voiture repartait en France pour y être motorisée. Au salon de Paris de 1962, un coupé directement dérivé du cabriolet complétait la gamme. Il ne s'agissait en fait que d'un cabriolet sur lequel avait été soudé un pavillon.

4. Une mécanique éprouvée

Côté mécanique, Peugeot faisait dans le sérieux avec un 4 cylindres maison de 1618 cm3, qui avait déjà fait ses preuves, puisqu'il était une lointaine émanation du moteur qui équipait la 203. L'injection fut disponible à partir d'avril 1962, et le client avait désormais le choix entre la version à carburateur ou celle à injection. Les puissances propo-sées progressèrent durant la carrière de la 404. La première 404 à carburateur développait 72 ch, la dernière version à injection disposait de 96 ch.

Sans renter dans le détail, précisons que les modifications esthétiques ou d'aménagement intérieur furent réduites durant la carrière des coupés et cabriolets 404.

5. Une réussite incontestée pour un cabriolet Peugeot

La production fut de 10 393 cabriolets et 6 841 coupés de 1962 à 1968. On était loin des chiffres modestes du cabriolet 403, mais les modèles qui allaient succéder à la 404 en 1969, les coupés et cabriolets 504 allaient encore faire mieux avec près de 24 000 voitures produites.


La chaîne de finition dans les ateliers Pininfarina de Grugliasco. On y distingue les coupés
Peugeot 404, le cabriolet Fiat et le spider Alfa Romeo.


Ce concept car Cadillac Starlight de 1959 était doté de lignes sobre et élancées.
Signées Pininfarina, son style évoquait les coupés Peugeot 404.

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