Fiat Giardiniera & Belvédère

1. La naissance de la 500, dite " Topolino "

La Fiat 500, première du nom, fut présentée au public le 15 juin 1936. Il s'agissait d'un modèle économique, à vocation populaire, de dimension réduite, avec deux places assises. Bien vite, la petite Fiat hérita du surnom - non officiel - de Topolino, qui se traduit par " petite souris " en français. Topolino était aussi le nom de Mickey en Italie. La petite Fiat était produite en France par Simca sous la dénomination Simca 5.

La Topolino devait son existence à la volonté du dictateur Benito Mussolini de proposer au peuple italien une voiture accessible à un large public. Hitler, influencé par le succès de cette formule, fit de même avec la Volkswagen en Allemagne.

2. Le break Giardiniera, habillage bois

Une nouvelle 500 B, plus affûtée techniquement, plus confortable, plus pimpante, était dévoilée au salon de Genève 1948. Elle était déclinée dans une version Giardiniera  - jardinière en français -, un petit break avec une coque en acier et des panneaux de portes en bois.


La première Giardiniera

3. Nouvel habillage

Un an plus tard, à Genève en mars 1949, la 500 C succédait à la 500 B. L'esthétique de la petite Fiat était remise au goût du jour, avec une nouvelle face avant et des ailes redessinées. L'habillage en vrai bois était toujours de rigueur.


La 500 C Giardiniera

4. Exit la Giardiniera, vive la Belvédère

En 1951, la Belvédère remplaçait la Giardiniera. Sa carrosserie, désormais entièrement métallique, adoptait une décoration façon bois. Tout en conservant un aspect flatteur, la nouvelle venue se débarrassait des inconvénients liés à la faible rigidité des carrosseries bois et à leur entretien coûteux.

La Belvédère, tantôt véhicule apte à transporter quatre passagers, tantôt petit utilitaire grâce à son dossier de banquette arrière rabattable, répondait très bien aux besoins de cette période de reconstruction en Italie. D'ailleurs, le break tôlé remportait un plus franc succès que sa petite soeur à deux portes. A sa manière, la Belvédère était l'équivalent italien de la très britannique Morris Minor Traveller, dont elle fut de 1953 à 1955 la contemporaine.

5. Arrivée de la 600

Au lendemain de la guerre, Fiat se donna pour mission de motoriser l'Italie. La 600, commercialisée en 1955, aux formes toutes en rondeurs, succédait à la Topolino, mais surtout à son dérivé Belvédère. Son architecture était radicalement nouvelle, avec son quatre cylindres placé à l'arrière.


Fiat 600

6. La Nuova 500

Il restait une place à combler sur le marché des micro voitures, très en vogue à l'époque. Ce rôle fut confié à la " Nuova 500 " présentée en 1957. La nouvelle 500 était dotée d'un bicylindre 4 temps de 479 cm3, placé en porte-à-faux arrière. Elle atteignait un honorable 100 km/h.


Fiat 500

Après un démarrage commercial laborieux, face à une 600 déjà installée, la tendance s'inversait dès les années 60. La 500 séduisait une clientèle essentiellement urbaine. Elle poursuivit sa carrière sans changement majeur jusqu'en 1975. A partir de 1973, la Fiat 126, plus moderne, l'épaulait avant de la remplacer définitivement.

7. Le retour de la Giardiniera

La Belvédère était demeurée sans succession depuis 1955. En mai 1960, Fiat proposait la 500 Giardiniera, version utilitaire de la 500, qui renouait avec la dénomination abandonnée en 1951.

Pour palier à la présence du moteur à l'arrière, obstacle majeur à la conception d'un break, celui-ci basculait sur le côté droit et se cachait sous un plancher relevable, laissant place à un vaste plan de chargement accessible par une porte arrière. Pour augmenter le volume utile, l'empattement était allongé de dix centimètres.


La 500 Giardiniera, voiture aux multiples usages, idéale pour la chasse ! (deuxième photo)


Sur ce dépliant britannique, la " Giardiniera " devenait " Station Wagon "


En France, Fiat présentait tout simplement la " Jardinière "

8. Une fin de carrière sous le nom Autobianchi

A partir de mars 1968, la production de la Giardiniera était transférée de l'usine Fiat de Turin à l'usine Autobianchi de Desio, dans la banlieue de Milan. Ce faisant, le petit break adoptait cette marque, qui en assurait aussi la commercialisation dans son propre réseau, et ce, jusqu'à sa disparition en 1974. Sur ce site, plus d'informations au sujet d'Autobianchi

9. Et après !


Ci-dessus, extrait de l'Auto Journal du 15 mai 1975 - La 126 Giardiniera ne vit jamais le jour


Fiat 500 Giardinetta, le retour ?

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